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Accueil › Domination et soumission

Les deux mots désignent, dans cette rubrique, un jeu convenu entre adultes où l'un tient un rôle d'autorité et l'autre un rôle d'obéissance, pour une durée fixée, avec un accord donné avant et retirable à tout moment. Le mot sert d'enseigne à des lignes de conversation, de sujet à un journal, de chapitre à des guides, et de rayon à des boutiques ; le relevé lit ces onze sites à la même grille, et commence par dire ce que le mot recouvre, parce que les pages qui l'emploient ne le définissent presque jamais.
Dans les pages lues ici, la domination n'est pas un trait de caractère ni une position dans un couple ; c'est un rôle tenu pendant un jeu, et abandonné quand le jeu s'arrête. La soumission est le rôle symétrique. Les deux se choisissent, et c'est ce choix qui les distingue de ce que le vocabulaire courant appelle dominance, un comportement qu'on subit sans l'avoir demandé.
Le dominant décide de la forme du jeu ; le soumis décide qu'il y a un jeu, et jusqu'où. Sur une ligne de conversation intime, cette répartition prend une forme particulière : celui qui obéit est aussi celui qui compose, qui paie et qui raccroche. Le rôle d'autorité est tenu par la voix, le pouvoir réel reste au bout du fil, et le relevé tient ce renversement pour la clé de lecture de toute ligne à registre de domination.
Les pages de lignes annoncent des voix « dominatrices » et décrivent une manière : ferme, exigeante, sans complaisance. Ce sont des promesses de ton, pas des descriptions de personnes, et le relevé les lit comme des étiquettes de registre. Hors du jeu, chercher les signes d'un homme ou d'une femme dominante relève d'une autre question, que ces pages ne posent pas et que le relevé ne traite pas.
Le journal de la rubrique la décrit comme un cadre : un accord préalable, des limites nommées, une mise en condition, une séance, une sortie de séance. Les lignes la réduisent à une conversation ; les guides la rangent dans un chapitre sur les pratiques ; les boutiques en vendent les accessoires. Le relevé retient la description du journal comme la plus complète, parce qu'elle est la seule à traiter ce qui précède et ce qui suit.
Six mots reviennent sur les pages de la rubrique, et le relevé les fixe. « Dominant », « dominatrice » : la personne qui tient le rôle d'autorité pendant le jeu. « Soumis », « soumise » : la personne qui tient le rôle d'obéissance, et qui a fixé les bornes. « Séance » : la durée du jeu, du début convenu à la fin convenue ; sur une ligne, l'appel. « Limites » : ce qui est exclu d'avance, et qui ne se négocie pas pendant. « Mot d'arrêt » : le signal convenu qui interrompt le jeu sans discussion ; sur une ligne, raccrocher en tient lieu. « Sortie de séance », que les pages appellent parfois par un mot anglais : le temps qui suit, où les rôles sont déposés. Le relevé emploie ces mots dans ce sens sur toutes les fiches de la rubrique.
Une ligne de conversation intime déplace le jeu dans un cadre qui en change les bornes. La distance supprime tout contact ; l'anonymat, réciproque, supprime toute suite ; la facture, à la minute, borne la durée mieux qu'aucun accord. Le dominant y est une voix, le soumis un appelant, et le jeu s'arrête au moment où l'un des deux raccroche, sans que personne n'ait à le justifier. Le relevé tient ce cadre pour le plus sûr des cadres possibles, et pour le plus limité : ce qui ne peut pas déraper ne peut pas non plus se prolonger.
Un mot à part, que le journal de la rubrique traite dans un volet dédié. La domination financière, ou findom, est un jeu où l'obéissance prend la forme de sommes versées, et où la borne est le montant plutôt que la durée. Le relevé la mentionne parce qu'une page en parle et parce que c'est là que le jeu peut cesser d'en être un : quand la somme n'est plus une règle convenue mais une pression. Le journal le dit ; aucune ligne de la rubrique ne propose ce registre, et le relevé le note.
La grille a été conçue pour des lignes : accès, montant, permanence, mode, pages. Sur cette rubrique, quatre sites sur onze sont des lignes, et la grille les lit bien. Sur les sept autres, elle lit ce qu'elle peut : un guide gratuit tient trois points sans effort et en manque deux par nature ; une boutique tient l'accès et le prix, et manque la permanence parce qu'elle n'en a pas. Le relevé le rappelle sur chaque fiche pour que la note mécanique soit lue pour ce qu'elle est, et pour que la note de la rédaction, qui vient après, soit lue pour ce qu'elle ajoute.
Quatre lignes de conversation intime sont classées ici, dont une pour son registre brésilien et une pour son découpage par pratique. Elles tiennent l'accès et le mode ; elles manquent le montant, qu'aucune n'écrit à l'accueil, et l'une d'elles écrit une plage plutôt qu'une permanence. Le relevé le dit fiche par fiche.
Un journal sur la domination téléphonique, sans ligne, tient trois points par construction et en manque deux par nature. La grille ne lui rend pas justice ; le relevé lit ses volets, et note ce qu'aucun autre site de la rubrique ne traite : l'accord préalable et la sortie de séance.
Trois guides, sur les pratiques, sur les boutiques, sur la lingerie et les accessoires, ne vendent rien et n'affichent aucun prix. La grille les note de la même façon, trois points tenus, un partiel, un limité ; le relevé les distingue par ce qu'ils nomment et par ce qu'ils omettent, à commencer par leurs mentions légales.
Trois boutiques, dont une enseigne à magasins et deux sites marchands. Deux affichent leurs prix, une ne les affiche pas à l'accueil, et la grille sépare les deux groupes sur ce seul critère. Le relevé ajoute ce que la grille ne lit pas : délais, retours, paiement fractionné, périmètre de livraison.
Aucun des cinq points ne lit le consentement, et c'est pourtant ce qui fait qu'un jeu en est un. Le relevé le cherche hors grille, et ne le trouve écrit que sur un site de la rubrique. Les lignes ne le mentionnent pas, parce qu'il est implicite dans l'acte de composer ; les boutiques ne le mentionnent pas, parce qu'elles vendent des objets. Le relevé le note sans en faire un reproche, et rappelle qu'un jeu qui ne peut pas s'arrêter n'est plus un jeu.
Sur une ligne, le montant de la minute est la borne du jeu autant que l'accord : c'est lui qui décide quand on raccroche. Aucune des quatre lignes de la rubrique ne l'écrit à l'accueil, et le relevé tient cette absence pour la lacune commune du sujet.
Le journal est signé d'une identité déclarée que rien ne permet de rapporter à une personne. Sur un sujet où qui parle compte, le relevé le dit, et lit le journal comme un texte.
Chercher la plage horaire, puis le montant, puis ce que la page dit du registre. Si le montant manque, lire l'indicatif du numéro, ou passer. Si la page promet une voix, se rappeler qu'elle promet un ton.
Chercher qui signe, et s'il existe. Lire ensuite ce qui est dit des limites et de la sortie de séance ; une page qui n'en parle pas décrit un décor, pas une pratique.
Chercher le prix avant tout, puis le délai, puis la politique de retour. Une boutique qui affiche les trois se compare ; une boutique qui n'en affiche aucun demande d'entrer avant de savoir.
La dominance est un comportement, observé chez quelqu'un qui prend le dessus sans qu'on le lui ait demandé ; la domination, dans les pages lues ici, est un rôle, tenu parce qu'on l'a demandé. Les recherches qui parlent de « comportement de dominance » cherchent la première ; les pages de cette rubrique décrivent la seconde, et le relevé ne les fait pas répondre à une question qui n'est pas la leur.
Une relation dure ; une séance a un début et une fin. Les pages de lignes ne proposent que des séances, une par appel. Le journal de la rubrique parle de cadre, ce qui est entre les deux : une manière convenue de jouer, qui peut se répéter sans devenir un état. Le relevé emploie « séance » pour tout ce qui se passe au téléphone, et laisse « relation » aux recherches qui l'emploient.
Rien, dans les onze sites, ne concerne la répartition des rôles dans un couple hors du jeu. Les boutiques vendent des accessoires à des couples ; les guides expliquent des pratiques à qui veut les lire ; les lignes parlent à une personne seule. Le relevé le rappelle pour que la rubrique ne soit pas lue comme un conseil de vie à deux.
Sur les lignes, le registre se décline en quelques mots : ordres, attente, humiliation verbale, jeux de rôle, refus. Ce sont des promesses de conversation, et le relevé les lit comme des étiquettes : elles disent ce que la voix accepte de jouer, pas ce qu'une séance sera. Aucune ligne ne décrit une séance ; toutes décrivent un ton.
Le journal traite les deux comme des variables du cadre : une séance courte ou longue, une intensité convenue avant et ajustée pendant. Sur une ligne, la durée est celle de l'appel et l'intensité celle de la voix, et ni l'une ni l'autre ne se règle autrement qu'en parlant ou en raccrochant. Le relevé note que les pages de lignes n'emploient jamais ces deux mots, et que le journal est le seul à les traiter.
Les guides consacrent un chapitre au BDSM, dont la domination est une part, et le traitent avec les autres pratiques, sans hiérarchie. Les boutiques ont un rayon d'accessoires, menottes, masques, fouets, et le vendent comme du matériel, sans mode d'emploi. Le relevé note l'écart : les guides expliquent sans vendre, les boutiques vendent sans expliquer, et le lecteur qui voudrait les deux doit lire l'un puis acheter chez l'autre.
Le relevé retient cinq mentions, dans l'ordre où une page devrait les porter : l'âge requis, le prix ou la part, la plage horaire ou le délai, ce qui est exclu, et comment on arrête. Une page de ligne qui porte les cinq n'existe pas dans la rubrique ; la plus complète en porte quatre, la moins complète deux. Le relevé le dit fiche par fiche, sans en faire une note : c'est une lecture, pas un classement.
Le relevé ne conseille aucune pratique, ne recommande aucune ligne et ne juge aucune préférence. Il lit ce que onze sites publient, avec la même grille, et dit où chacun s'arrête. Un lecteur qui cherche un cadre pour lui-même trouvera sur le journal de la rubrique une description ; il ne trouvera ici qu'une lecture de cette description. Le relevé ne se substitue pas non plus à ce que les sites écrivent de leurs conditions : c'est sur leurs pages, pas ici, que se lisent l'âge requis, le prix, et ce que chacun accepte.
Une ligne à numéro spécial ouverte en continu, avec des fiches détaillées ; une enseigne de boutiques physiques et son site ; un sexshop en ligne à prix affichés ; un sexshop à grand catalogue sans prix à l'accueil ; une ligne au registre explicite découpée par pratique ; une ligne sans carte bancaire avec un canal écrit ; une ligne à registre brésilien ; un journal sur la domination téléphonique ; un guide des pratiques ; un guide des boutiques ; un guide de la lingerie et des accessoires. Chaque fiche applique les cinq points, puis dit ce qu'ils ne mesurent pas.