
Adam et Ève Magazine est l'organe éditorial d'une enseigne de sexshop : des rubriques de conseils, de guides, de positions et d'enquêtes, une rubrique d'histoires dont les archives dépassent vingt pages, des pages légales complètes et un éditeur identifié. Le relevé l'a lu sur pièces, le jour de la lecture, avec la grille de ce site, en sachant d'avance que la grille lirait un magazine comme elle lit une ligne, et en corrigeant ensuite.
Une précision d'adresse d'abord. L'adresse retenue pour cette fiche mène à une rubrique intérieure, celle des histoires, plutôt qu'à la page d'entrée du magazine. Le relevé l'a lue telle quelle, et note que c'est par une rubrique, non par un accueil, que le lecteur entre ici.
Trois points tenus par construction
Accès libre, sans inscription. Contenu déclaré accessible en continu, lu comme une permanence. Mode nommé, gratuit, ce qui vaut le quatrième point. Un magazine gratuit tient ces trois points avant d'avoir publié un article.
Un point partiel, un point limité
Le montant est noté « Partiel » : « accès gratuit », sans chiffre, et rien n'est vendu sur le magazine lui-même. Aucune réserve à en tirer.
La richesse d'information est notée « Limité » : aucune page complémentaire n'a été relevée comme page de fond exposée depuis l'adresse retenue. Un magazine est fait de pages ; la grille n'en a compté aucune à ce titre, parce qu'elle lit une rubrique, et le relevé le dit pour que la note mécanique ne soit pas prise pour un jugement sur le contenu.
Ce que le magazine apporte, hors grille
Quatre familles de rubriques, conseils, guides, positions, enquêtes, et une rubrique d'histoires assez fournie pour que ses archives se comptent en pages. Le relevé n'a pas lu les histoires ; il a compté les pages d'archives, et c'est ce qu'il consigne. Le jeu des pages légales ne manque de rien et l'éditeur est nommé : un lecteur sait qui publie et à quelle enseigne il a affaire, ce qui est rare sur cette rubrique où plusieurs journaux ne disent pas qui parle.
Le relevé distingue enfin le magazine de la boutique qui le porte : rien, sur les pages lues, ne demande d'acheter pour lire, et le passage de l'un à l'autre se fait par un lien, pas par une contrainte. C'est la bonne manière d'adosser un contenu à un commerce, et le relevé le note comme telle.
Les deux réserves
La première est de nature : le magazine est publié par une enseigne qui vend, et n'est pas une rédaction indépendante. Ce qu'il conseille, il le conseille en vendeur, et le relevé le rappelle sans y voir une faute : l'éditeur est nommé, le lecteur sait d'où vient la voix. C'est ce qui sépare ce magazine d'un journal anonyme qui renverrait vers une ligne sans le dire.
La seconde tient à l'adresse, déjà dite : entrer par une rubrique profonde prive le lecteur du plan d'ensemble, et le relevé a dû remonter pour le trouver.
Ce qui remonterait la fiche
Une adresse de racine, plutôt qu'une rubrique, changerait la lecture du cinquième point et donnerait au lecteur le plan avant le détail. Rien d'autre ne demande à changer pour ce test ; la note de la rédaction, haute pour un site extérieur, tient à l'éditeur identifié et à l'étendue des rubriques. Le relevé note enfin que cette note ne pénalise pas l'adossement à une enseigne : elle pénaliserait qu'il soit caché, et il ne l'est pas.
Sur la rubrique, ce magazine est le seul site adossé à une enseigne nommée ; il partage avec les blogs l'absence de montant, et il est le seul à publier un jeu de pages légales complet avec un éditeur qu'on peut nommer.





